Vol en ballon

Publié le : 26/10/2014 07:00:00
Catégories : Mes escapades préférées

Nous sommes 4 passagers à attendre en bordure d’un champ de lavande. Pendant ce temps les équipes préparent l’engin. La fraicheur matinale nous fait sortir tout doucement de la nuit qui s’efface à peine. Tout est prêt pour le décollage.


 

Une nacelle en osier tressé, un ballon énorme gonflé au dessus de nos têtes, un peu de chaleur qui s’échappe du brûleur et nous voilà en train de quitter le sol. La magie opère.

J’ai cédé à la tentation d’un voyage au dessus des nuages.

 

 

Notre chef d’équipage Alain Barthere, pilote depuis plus de trente ans « tous les engins capables de voler ». Il me confie que sa préférence est aujourd’hui d’être à bord de sa montgolfière. Et je comprends pourquoi. La sensation est absolument unique… au gré du vent et dans le spectacle ahurissant des paysages vus d’en haut.

 

 

Nous partageons tous le même émerveillement lorsqu’Alain prend la direction des nuages qui recouvrent entièrement le ciel. Le son et la chaleur du brûleur me ramènent parfois les pieds sur terre… enfin dans la nacelle. Le rêve éveillé continue de plus belle lorsqu’on se retrouve complètement absorbé dans ce grand duvet blanc de nuages, une ambiance particulière s’installe.

Le soleil commence à montrer quelques rayons au travers de la couche blanche. Nous sommes impatients de sortir de ce brouillard.

« Vous êtes gâtés ! » nous annonce Alain.

 

 

La cime se révèle et nous découvrons un océan de nuages sous nos pieds. L’ombre du ballon est entouré d’un halo couleur arc en ciel. Tout est beau, simple. C’est plus qu’un voyage, c’est une odyssée.

Il semble difficile de savoir où nous allons aller retrouver le sol, où le vent va vouloir nous emmener. Mais le regard paisible et les sourires du pilote sont là pour nous rassurer.

L’atterrissage se fait évidemment avec autant de magie que le reste du vol, sur le bord d’un autre champ, comme guidés par une main invisible.

Une fois à terre, il faut coucher cet énorme ballon.

L’assistant d’Alain, Philippe, qui lui aussi est un voyage à part entière,  nous a préparé une collation « du pays » : pain frais, croissants, café, terrine de sanglier maison et bouteille de blanc. Je me suis limitée au café mais l’ivresse était déjà au rendez-vous.

Patrice, l’autre passager, disait en début du voyage qu’on lui reprochait souvent d’avoir la tête dans les nuages. Après en être revenus, on se dit que c’est une qualité que de rester perché dans un endroit aussi beau.

A découvrir absolument.»

 

NB : Endroit idéal pour une demande en mariage !

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